Les fondements des règles de l’héritage

La répartition de l’héritage en Islam repose sur trois critères fondamentaux :

1) La proximité avec le défunt : plus une personne est proche du défunt, plus sa part sera importante. Ainsi, la fille héritera davantage de sa mère défunte, que l’époux de celle-ci, car elle est plus proche de sa mère que ne l’est son époux (bien que ce dernier soit le père biologique de cette fille).


2) Les besoins matériels : les générations plus, ayant davantage de responsabilités à venir, reçoivent des parts plus élevées que leurs aînés. Ainsi, la petite fille du défunt touchera davantage de part que le grand-père du défunt, bien que les deux aient le même degré de proximité avec le défunt, car la petite fille a génialement la vie devant elle, tandis que le grand père s’apprête à la quitter.


3) Les devoirs financiers : Les héritiers ayant plus de responsabilités financières se voient attribuer une part plus conséquente. Ainsi, si les parents décèdent et laissent derrière eux une fille et un garçon, l’héritage sera réparti de manière à ce que le fils reçoive le double de la fille, car il a davantage de charges financières.


Ces trois grands principes sont régis par trois attributs majeurs d’Allah : la sagesse, la justice et la miséricorde. L’ensemble des règles du droit successoral, ainsi que l’ensemble du droit musulman, repose sur ces valeurs fondamentales, ce qui confère à ce système une supériorité par rapport aux autres modèles successoraux. Le partage dicté par le Juste, le Sage et le Miséricordieux est un partage à la fois équitable, empreint de sagesse et nourri de miséricorde.